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Sciences · Mathématiques

Nombres pairs et impairs

Un nombre entier est pair s’il est divisible par 2 (il s’écrit 2k) et impair sinon (il s’écrit 2k + 1). On le reconnaît à son dernier chiffre : 0, 2, 4, 6 ou 8 pour un pair.

Mis à jour le 4 min de lecture

La parité est la première propriété que l’on apprend sur les nombres entiers, et l’une des plus utiles. Elle sert à vérifier un calcul, à démontrer des résultats d’arithmétique, à organiser des groupes par deux ou à comprendre pourquoi certains problèmes n’ont pas de solution. Elle ne concerne que les entiers (naturels ou relatifs) : 3,5 n’est ni pair ni impair.

Reconnaître un nombre pair

Un entier est pair si et seulement si son chiffre des unités est 0, 2, 4, 6 ou 8. Il est impair si son dernier chiffre est 1, 3, 5, 7 ou 9. C’est le plus simple des critères de divisibilité : il fonctionne parce que 10 est pair, donc toutes les dizaines, centaines, milliers sont pairs et seul le chiffre des unités décide.

NombreDernier chiffreParitéÉcriture
488Pair48 = 2 × 24
1377Impair137 = 2 × 68 + 1
00Pair0 = 2 × 0
−66Pair−6 = 2 × (−3)
−111Impair−11 = 2 × (−6) + 1

Zéro est-il pair ?

Oui, sans ambiguïté : 0 = 2 × 0, donc 0 est un multiple de 2. Il est entouré de deux impairs (−1 et 1), comme tout nombre pair. Les nombres négatifs suivent la même règle : −4 est pair, −7 est impair.

Les règles de calcul

OpérationRésultat
pair + pairpair
impair + impairpair
pair + impairimpair
pair × n’importe quel entierpair
impair × impairimpair
pair − impairimpair

Ces règles se démontrent avec l’écriture algébrique.

Puissances et carrés

Une puissance d’un nombre a la même parité que ce nombre (pour un exposant au moins égal à 1) : 7⁵ est impair, 6³ est pair. Conséquence utile : n et n² ont la même parité. Si n² est pair, alors n est pair. C’est l’argument clé de la démonstration classique de l’irrationalité de √2 (voir les nombres irrationnels).

Propriétés à connaître

  • Deux entiers consécutifs n et n + 1 sont toujours de parités différentes ; leur produit n(n + 1) est donc toujours pair.
  • La somme de n nombres impairs est paire si n est pair, impaire si n est impair.
  • La somme des n premiers nombres impairs vaut n² : 1 + 3 + 5 + 7 = 16 = 4².
  • Le seul nombre premier pair est 2 ; tous les autres nombres premiers sont impairs.
  • Le carré d’un nombre impair est toujours de la forme 8k + 1 : 9, 25, 49, 81…

À quoi sert la parité ?

La parité permet de vérifier rapidement un résultat : si l’on additionne 17 nombres impairs et que l’on trouve un résultat pair, il y a une erreur. Elle sert aussi à prouver des impossibilités.

En informatique, la parité est testée avec l’opérateur modulo (n % 2 == 0) ou en regardant le dernier bit de l’écriture binaire : un nombre est pair si son bit de poids faible vaut 0 (voir le système binaire). Les bits de parité servent aussi à détecter des erreurs de transmission. Plus généralement, la parité est le cas le plus simple de l'arithmétique modulaire : travailler « modulo 2 ».

Erreurs fréquentes

  • Croire que 0 n’est ni pair ni impair : 0 est pair.
  • Parler de parité pour un décimal : 4,2 n’est ni pair ni impair, la notion ne vaut que pour les entiers.
  • Regarder le premier chiffre : c’est le dernier chiffre qui compte (2 351 est impair).
  • Confondre « pair » et « premier » : 9 est impair mais pas premier ; 2 est pair et premier.

Questions fréquentes

Zéro est-il un nombre pair ?

Oui. 0 est divisible par 2 (0 = 2 × 0) et le reste de sa division par 2 vaut 0. Il est donc pair.

Un nombre négatif peut-il être pair ?

Oui. La parité s’applique à tous les entiers relatifs : −2, −10 ou −100 sont pairs, −1 et −15 sont impairs.

Comment écrire un nombre impair en algèbre ?

On l’écrit 2k + 1 (ou 2k − 1) avec k entier. Deux impairs consécutifs s’écrivent 2k + 1 et 2k + 3.

Pourquoi la somme de deux nombres impairs est-elle paire ?

Parce que chaque impair a un « reste » de 1 dans sa division par 2 ; les deux restes s’additionnent en 2, qui est divisible par 2.

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