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Nature et animaux · Animaux marins

Les animaux marins

Les animaux marins vivent dans les océans et les mers, qui couvrent 71 % de la surface du globe. On en a décrit environ 240 000 espèces, mais la majorité de la vie marine reste à découvrir.

Mis à jour le 4 min de lecture

La vie est née dans l’eau, il y a plus de 3,5 milliards d’années, et la mer abrite aujourd’hui la totalité des grands groupes d’animaux, dont plusieurs n’ont aucun représentant sur terre (échinodermes, cténophores). Le registre mondial des espèces marines (WoRMS) recense environ 240 000 espèces décrites ; les estimations du nombre total d’espèces marines vont de quelques centaines de milliers à plus de deux millions. Pour la géographie des océans eux-mêmes, voir la fiche océans.

Les grands groupes d’animaux marins

GroupeExemplesOrdre de grandeur
Mammifères marinsBaleine bleue, dauphin, orque, phoques, otaries, lamantins, ours blancenviron 130 espèces
Poissons cartilagineuxRequin blanc, raies, chimèresenviron 1 200 espèces
Poissons osseux marinsThon, morue, hippocampe, poisson-luneplus de 18 000 espèces
Reptiles marinsTortues marines, serpents marins, iguane marin, crocodile marinenviron 100 espèces
Oiseaux marinsAlbatros, fous, macareux, manchotsenviron 350 espèces
MollusquesPieuvre, calmar, moules, huîtres, nautileplus de 45 000 espèces
CrustacésCrabes, homards, crevettes, krill, copépodesplusieurs dizaines de milliers
CnidairesMéduses, coraux, anémonesenviron 11 000 espèces
ÉchinodermesÉtoiles de mer, oursins, concombres de merenviron 7 000 espèces
ÉpongesÉponges de merenviron 9 000 espèces

Le plancton, ensemble des organismes qui dérivent au gré des courants, est à la base de presque toutes les chaînes alimentaires océaniques. Le phytoplancton produit par photosynthèse une part considérable de l’oxygène de l’atmosphère, de l’ordre de la moitié selon les estimations courantes.

Les zones de vie de l’océan

ZoneProfondeurCaractéristiques
Zone épipélagique (éclairée)0 à 200 mLumière suffisante pour la photosynthèse ; l’essentiel de la biomasse
Zone mésopélagique (crépusculaire)200 à 1 000 mLumière faible ; migrations verticales quotidiennes de nombreux animaux
Zone bathypélagique1 000 à 4 000 mObscurité totale ; bioluminescence
Zones abyssale et hadaleau-delà de 4 000 m, jusqu’à près de 11 000 m (fosse des Mariannes)Froid, pression écrasante, nourriture rare

Les sources hydrothermales des grands fonds, découvertes en 1977 au large des Galápagos, abritent des écosystèmes entiers (vers géants, crevettes, moules) fondés non pas sur la lumière mais sur des bactéries qui tirent leur énergie de composés chimiques : c’est la chimiosynthèse.

S’adapter à la vie en mer

  • Respirer : les poissons et la plupart des invertébrés extraient l’oxygène dissous grâce à leurs branchies ; les mammifères, oiseaux et reptiles marins doivent remonter respirer à la surface et ont développé des capacités d’apnée extraordinaires (plus de 2 heures pour la baleine à bec de Cuvier).
  • Résister au froid : graisse épaisse (lard) des cétacés et phoques, fourrure dense des loutres de mer, protéines antigel chez certains poissons polaires.
  • Gérer le sel : glandes à sel des oiseaux et tortues marines, reins très efficaces des mammifères marins.
  • Se repérer : écholocation des dauphins et des cachalots, ligne latérale des poissons, électroréception des requins.
  • Produire de la lumière : la bioluminescence est très répandue dans les profondeurs, pour attirer des proies, se camoufler ou communiquer.

Les records des océans

RecordEspèce
Plus grand animal ayant jamais existéBaleine bleue (jusqu’à environ 30 m)
Plus grand poissonRequin-baleine (jusqu’à environ 18 m), inoffensif, filtreur de plancton
Plus grand invertébréCalmar colossal (environ 500 kg)
Plus longue vie connue chez un vertébréRequin du Groenland (au moins 270 ans selon une étude de 2016)
Plongée la plus profonde d’un mammifèreBaleine à bec de Cuvier (près de 3 000 m)

Les menaces sur la vie marine

  • Surpêche : selon la FAO, plus d’un tiers des stocks de poissons évalués sont exploités au-delà de leur capacité de renouvellement.
  • Captures accidentelles de dauphins, tortues, requins et oiseaux dans les filets et les palangres.
  • Réchauffement et vagues de chaleur marines, responsables du blanchissement massif des coraux et du déplacement des espèces vers les pôles (voir réchauffement climatique).
  • Acidification des océans, qui absorbent une partie du CO₂ émis et deviennent plus acides, ce qui gêne la formation des coquilles et squelettes calcaires.
  • Pollution : plastiques, rejets agricoles provoquant des « zones mortes » privées d’oxygène, bruit sous-marin.
  • Destruction des habitats côtiers : mangroves, herbiers et récifs coralliens.

Le traité international sur la haute mer (accord BBNJ), adopté aux Nations unies en 2023, prévoit la création d’aires marines protégées dans les eaux internationales, qui couvrent près des deux tiers de l’océan. Il est entré en vigueur en janvier 2026 après avoir atteint le nombre requis de ratifications.

Questions fréquentes

Combien d’espèces vivent dans les océans ?

Environ 240 000 espèces marines sont décrites ; on estime que la majorité reste à découvrir, notamment parmi les invertébrés et les micro-organismes des grands fonds.

La baleine est-elle un poisson ?

Non, c’est un mammifère : elle respire de l’air, a le sang chaud et allaite son petit.

Quel est l’animal marin le plus dangereux ?

Pour l’humain, ce ne sont pas les requins (une dizaine de morts par an dans le monde) mais certains animaux venimeux comme la méduse-boîte d’Australie, le poisson-pierre ou le poulpe à anneaux bleus.

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