Aller au contenu
connaissance.org

Langues étrangères · Allemand

Les subordonnées en allemand

Dans une subordonnée allemande, le verbe conjugué se place en dernière position et la proposition est toujours séparée par une virgule : Ich weiß, dass du müde bist. Quand elle ouvre la phrase, la principale commence par son verbe.

Mis à jour le 4 min de lecture

Une subordonnée (Nebensatz) est une proposition qui dépend d’une principale. En allemand, elle obéit à une règle simple et stricte : le verbe conjugué va à la fin. Elle est introduite par une conjonction de subordination, un pronom relatif ou un mot interrogatif, et toujours encadrée de virgules. Pour les notions françaises équivalentes, voir les propositions subordonnées.

La règle de construction

ÉlémentExemple
Principale, virgule, conjonctionIch bleibe zu Hause, weil
Sujetich
Complémentsheute sehr müde
Verbe(s), le conjugué en dernierbin.
  • Verbe simple : …, weil ich müde bin.
  • Temps composé : …, weil ich schlecht geschlafen habe.
  • Modal : …, weil ich morgen früh aufstehen muss.
  • Verbe séparable : la particule se recolle : …, weil der Zug um 8 Uhr ankommt.

Subordonnée en tête de phrase

Si la subordonnée vient en premier, elle compte comme position 1 : la principale commence donc par son verbe conjugué, on obtient deux verbes côte à côte de part et d’autre de la virgule.

  • Weil ich müde bin, gehe ich ins Bett.
  • Wenn es regnet, bleiben wir zu Hause.

Voir la place du verbe.

Les principales conjonctions

ConjonctionSensExemple
dassqueIch glaube, dass er recht hat.
weilparce queIch lerne, weil ich eine Prüfung habe.
dacomme, étant donné queDa es spät ist, gehen wir.
obsi (interrogation indirecte)Ich weiß nicht, ob er kommt.
wennsi (condition) ; quand (répétition, futur)Wenn du willst, komme ich.
alsquand, lorsque (fait unique passé)Als ich jung war, …
obwohlbien queObwohl es regnet, gehe ich spazieren.
damitpour queIch erkläre es, damit du es verstehst.
bevoravant que, avant deBevor ich esse, wasche ich mir die Hände.
nachdemaprès que, après avoirNachdem er gegessen hatte, ging er.
währendpendant que, tandis queWährend ich koche, liest er.
bisjusqu’à ce queWarte, bis ich komme.
seit(dem)depuis queSeit er hier wohnt, ist er glücklich.
sodasssi bien queEs regnete, sodass wir zu Hause blieben.

Trois pièges classiques

Wenn, als ou ob ?

  • ob = « si » d’interrogation indirecte (on pourrait répondre oui ou non) : Er fragt, ob ich Zeit habe.
  • wenn = « si » de condition, ou « quand » pour une action répétée ou future : Wenn ich nach Berlin fahre, besuche ich dich.
  • als = « quand » pour un fait unique dans le passé : Als ich 10 Jahre alt war, zogen wir um.

Weil ou denn ?

Les deux signifient « parce que, car », mais denn est une conjonction de coordination : le verbe reste en 2e position. Ich bleibe zu Hause, denn ich bin krank / …, weil ich krank bin. À l’oral familier, on entend parfois weil + verbe en 2e position ; c’est à éviter à l’écrit.

Dass ou das ?

dass (avec deux s) est la conjonction « que » ; das est l’article neutre ou le pronom relatif neutre. Astuce : si l’on peut remplacer par dieses ou welches, c’est das.

Les relatives

Le pronom relatif reprend le genre et le nombre de l’antécédent, mais prend le cas de sa fonction dans la relative. Il ressemble à l’article défini :

CasMasculinFémininNeutrePluriel
Nominatifderdiedasdie
Accusatifdendiedasdie
Datifdemderdemdenen
Génitifdessenderendessenderen
  • Der Mann, der dort steht, ist mein Lehrer. (sujet → nominatif)
  • Der Mann, den ich sehe, … (COD → accusatif)
  • Der Mann, dem ich helfe, … (helfen + datif)
  • Die Kinder, mit denen ich spiele, … (préposition + datif pluriel)
  • Die Frau, deren Sohn hier wohnt, … (dont le fils)

Pour les relatifs français, voir les pronoms relatifs.

Les interrogatives indirectes

Après Ich weiß nicht, Kannst du mir sagen, etc., le mot interrogatif introduit une subordonnée, verbe à la fin : Ich weiß nicht, wo er wohnt. Kannst du mir sagen, wie spät es ist?

Les infinitives avec zu

  • zu + infinitif après de nombreux verbes et adjectifs : Ich habe keine Lust, heute zu arbeiten. Es ist schwer, Deutsch zu lernen. Avec un verbe séparable, zu s’insère : aufzustehen.
  • um … zu = pour (but, même sujet) : Ich lerne Deutsch, um in Berlin zu studieren. Si les sujets diffèrent, on emploie damit.
  • ohne … zu = sans, statt … zu = au lieu de.

Exercice corrigé

Relier les deux phrases avec la conjonction indiquée.

  1. Ich komme nicht. Ich bin krank. (weil) → Ich komme nicht, weil ich krank bin.
  2. Er sagt. Er hat keine Zeit. (dass) → Er sagt, dass er keine Zeit hat.
  3. Ich weiß nicht. Kommt sie? (ob) → Ich weiß nicht, ob sie kommt.
  4. Es regnet. Wir gehen spazieren. (obwohl, en tête) → Obwohl es regnet, gehen wir spazieren.
  5. Ich war klein. Ich wohnte in Wien. (als, en tête) → Als ich klein war, wohnte ich in Wien.
  6. Das ist der Film. Ich habe ihn gesehen. (relative) → Das ist der Film, den ich gesehen habe.

Questions fréquentes

Faut-il toujours une virgule devant « dass » ?

Oui. En allemand, toute subordonnée est séparée de la principale par une virgule, contrairement au français : Ich glaube, dass…

Que devient la particule séparable en subordonnée ?

Elle se rattache au verbe, qui part à la fin : Er ruft an → …, dass er anruft.

Où se place le modal au parfait dans une subordonnée ?

Exception à la règle : l’auxiliaire se place avant le double infinitif : …, weil ich habe arbeiten müssen.

À lire aussi

Langues étrangèresLa place du verbe en allemandDans une phrase déclarative allemande, le verbe conjugué occupe toujours la 2e place ; l’infinitif ou le participe va à la fin. Dans une question fermée, il passe en 1re position ; dans une subordonnée, tout à la fin.Langues étrangèresLe subjonctif II en allemand (Konjunktiv II)Le subjonctif II allemand correspond au conditionnel français : il exprime l’irréel, le souhait et la politesse. On le forme avec würde + infinitif, ou directement pour quelques verbes : wäre, hätte, könnte, müsste.Langues étrangèresLes pronoms personnels allemandsLes pronoms personnels allemands se déclinent : ich devient mich à l’accusatif et mir au datif, er devient ihn et ihm. Ils reprennent aussi le genre grammatical du nom remplacé, même pour un objet.Langues étrangèresGrammaire allemandeLa grammaire allemande repose sur trois genres, quatre cas qui marquent la fonction des mots et des règles strictes de place du verbe. Une fois ces trois piliers compris, le reste devient logique.Langues étrangèresGrammaire anglaiseLa grammaire anglaise repose sur peu de terminaisons mais beaucoup d’auxiliaires : do, be, have et les modaux. Ce sommaire classe toutes les règles, des temps aux prépositions, avec un lien vers chaque fiche.Langues étrangèresLes temps en anglaisL’anglais combine trois époques (passé, présent, futur) et deux aspects (simple ou continu, avec ou sans perfect). On obtient douze formes, construites avec be, have, will et le verbe.

Allemand : toutes les fiches