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Langue française · Grammaire et conjugaison

Les propositions subordonnées

Une proposition subordonnée dépend d’une proposition principale et ne peut pas fonctionner seule. On distingue les relatives, les complétives, les circonstancielles, les interrogatives indirectes, les infinitives et les participiales.

Mis à jour le 4 min de lecture

Une phrase complexe contient plusieurs verbes conjugués, donc plusieurs propositions. Quand une proposition dépend d’une autre, elle est subordonnée ; celle dont elle dépend est la principale. Dans Je pense que tu as raison, je pense est la principale, que tu as raison la subordonnée.

Les trois façons de relier des propositions

Mode de liaisonMoyenExemple
JuxtapositionponctuationIl pleut, je reste.
Coordinationconjonction de coordinationIl pleut, donc je reste.
Subordinationmot subordonnantJe reste parce qu’il pleut.

1. La subordonnée relative

Introduite par un pronom relatif (qui, que, quoi, dont, où, lequel, auquel, duquel), elle complète un nom ou un pronom, appelé antécédent.

  • Le livre que je lis est passionnant. (antécédent : livre)
  • La ville où je suis né. Voir ou ou où.
  • L’homme dont je parle.

2. La subordonnée complétive (conjonctive)

Introduite par la conjonction que, elle est le plus souvent COD du verbe principal, mais peut aussi être sujet ou attribut :

  • Je crois qu’il viendra. (COD)
  • Qu’il soit en retard m’étonne. (sujet)
  • L’essentiel est que tu sois là. (attribut)

Le mode dépend du verbe principal : indicatif après les verbes de déclaration et de certitude (dire, croire, savoir), subjonctif après la volonté, le sentiment, le doute (vouloir que, craindre que, douter que).

3. La subordonnée circonstancielle

Introduite par une conjonction ou locution conjonctive, elle est complément circonstanciel de la principale. Elle se déplace et se supprime souvent.

CirconstanceConjonctionsModeExemple
Tempsquand, lorsque, dès que, après que, avant que, pendant queindicatif (subjonctif après avant que)Quand il arrivera, nous dînerons.
Causeparce que, puisque, comme, étant donné queindicatifJe reste parce qu’il pleut.
Conséquencesi bien que, de sorte que, si… queindicatifIl a couru si vite qu’il est tombé.
Butpour que, afin que, de peur quesubjonctifParle fort pour qu’on t’entende.
Concessionbien que, quoique, même sisubjonctif (indicatif après même si)Bien qu’il pleuve, je sors.
Conditionsi, à condition que, pourvu queindicatif après si ; subjonctif sinonSi tu veux, je viens.
Comparaisoncomme, ainsi que, plus… queindicatifIl est plus grand que je ne pensais.

Sur après que (indicatif) et avant que (subjonctif), voir après que + indicatif. Sur quoique, voir quoique ou quoi que.

4. La subordonnée interrogative indirecte

Elle rapporte une question sans point d’interrogation, après un verbe comme demander, savoir, ignorer, se demander :

  • Je me demande s’il viendra.
  • Dis-moi où tu vas.
  • Il ignore ce que tu veux.

On n’inverse pas le sujet : Je me demande où il va (et non « où va-t-il »).

5. La subordonnée infinitive

Elle n’a pas de mot subordonnant ; son verbe est à l’infinitif et a son propre sujet, différent de celui de la principale. Elle suit les verbes de perception (voir, entendre, sentir) et laisser, faire :

  • J’entends les oiseaux chanter. (les oiseaux chantent)

6. La subordonnée participiale

Elle n’a pas de mot subordonnant ; son verbe est un participe et a son propre sujet. Elle exprime souvent le temps ou la cause :

  • Le soleil s’étant levé, nous partîmes.
  • Les vacances terminées, ils rentrèrent.

Mini exercice corrigé

Identifiez la subordonnée :

  1. Je sais que tu mens. → complétive (COD)
  2. La maison que j’ai achetée est vieille. → relative
  3. Dès que tu arrives, appelle-moi. → circonstancielle de temps
  4. Il se demande pourquoi elle pleure. → interrogative indirecte
  5. Le travail fini, il sortit. → participiale

Le choix du temps dans la subordonnée obéit à la concordance des temps.

Questions fréquentes

Comment reconnaître une proposition ?

Il y a autant de propositions que de verbes conjugués (ou de participes et infinitifs ayant leur propre sujet). Je pense qu’il viendra contient deux verbes conjugués, donc deux propositions.

Une subordonnée peut-elle exister sans principale ?

Non. Elle dépend toujours d’une principale : Parce qu’il pleut seul est une phrase incomplète, admise seulement à l’oral, en réponse à une question.

Quelle différence entre « que » relatif et « que » conjonction ?

Le que relatif a un antécédent et une fonction dans la subordonnée (le livre que je lis : que = le livre, COD de lis). Le que conjonction n’a ni antécédent ni fonction : il relie seulement (je pense que tu as raison).

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