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Langue française · Grammaire et conjugaison

Phrase simple et phrase complexe

La phrase simple contient un seul verbe conjugué ; la phrase complexe en contient plusieurs, reliés par juxtaposition (ponctuation), coordination (mais, et…) ou subordination (que, quand…).

Mis à jour le 3 min de lecture

Pour analyser une phrase, on commence par compter les verbes conjugués. Ce nombre donne le nombre de propositions, et donc la nature de la phrase : simple ou complexe. Cette analyse logique est au programme du collège et sert à maîtriser la ponctuation et la construction des phrases longues.

La phrase simple

Elle contient un seul verbe conjugué :

  • Le chat dort.
  • Chaque matin, mon voisin promène son vieux chien le long de la rivière.

Une phrase simple peut être longue : ce sont les verbes, pas les mots, qu’on compte. Elle est formée d’une proposition indépendante.

La phrase complexe

Elle contient au moins deux verbes conjugués :

  • Le chat dort / pendant que la souris danse. (2 propositions)
  • Je pense / qu’il viendra / quand il aura fini. (3 propositions)

Les trois types de propositions

TypeDéfinitionExemple
indépendantene dépend d’aucune autre et n’en commande aucuneIl pleut. / Il pleut, je reste.
principalecommande une ou plusieurs subordonnéesJe reste parce qu’il pleut.
subordonnéedépend d’une principale, introduite par un mot subordonnantJe reste parce qu’il pleut.

Les différentes subordonnées (relative, complétive, circonstancielle, interrogative indirecte, infinitive, participiale) sont présentées dans les propositions subordonnées.

Les trois façons de relier des propositions

1. La juxtaposition

Les propositions sont reliées par un signe de ponctuation (virgule, point-virgule, deux-points), sans mot de liaison : Il pleut, je reste. Je suis venu, j’ai vu, j’ai vaincu.

Le lien logique (cause, conséquence, opposition) reste implicite : c’est au lecteur de le reconstruire. Les deux-points rendent souvent explicite une cause ou une conséquence : Je reste : il pleut.

2. La coordination

Les propositions sont reliées par une conjonction de coordination (mais, ou, et, donc, or, ni, car) ou un adverbe de liaison (puis, ensuite, pourtant) : Il pleut, donc je reste. Les propositions coordonnées restent indépendantes. Voir les conjonctions de coordination.

3. La subordination

Une proposition est rattachée à une autre par un mot subordonnant :

Je reste parce qu'il pleut. La subordonnée a une fonction (ici complément circonstanciel de cause).

LiaisonMême idée
juxtapositionIl pleut ; je reste.
coordinationIl pleut, donc je reste.
subordinationComme il pleut, je reste.

Les cas particuliers

  • La proposition incise : « J’arrive, dit-il, attends-moi. » Elle signale les paroles rapportées et contient un verbe conjugué.
  • La proposition incidente : une parenthèse du locuteur : Ce film est, je crois, excellent.
  • Les verbes sans sujet propre : Il veut partir est une phrase simple (un seul verbe conjugué). Mais J’entends les oiseaux chanter contient une subordonnée infinitive pour de nombreuses grammaires, car les oiseaux est le sujet de chanter.
  • La phrase nominale : sans verbe conjugué (Quelle chance !), elle n’est pas analysée en propositions. Voir types et formes de phrases.

Mini exercice corrigé

Délimitez les propositions et nommez la liaison :

  1. Le vent souffle, les volets claquent. → 2 propositions indépendantes juxtaposées.
  2. J’ai faim mais le repas n’est pas prêt. → 2 propositions indépendantes coordonnées par mais.
  3. Le livre que tu m’as prêté est passionnant. → principale le livre est passionnant + subordonnée relative que tu m’as prêté.
  4. Quand la cloche sonne, les élèves sortent et la cour se remplit. → subordonnée circonstancielle quand la cloche sonne + deux principales coordonnées par et.

Questions fréquentes

Une subordonnée peut-elle être au milieu de la principale ?

Oui, souvent dans le cas des relatives : Le chien qui aboie est à mon voisin. La principale (Le chien est à mon voisin) est coupée en deux.

Combien de propositions peut contenir une phrase ?

Il n’y a pas de limite grammaticale. Certains écrivains, comme Proust, construisent des phrases de dizaines de propositions. Pour un texte clair, deux ou trois suffisent généralement.

Quelle est la différence entre indépendante et principale ?

L’indépendante n’a aucune subordonnée ; la principale en a au moins une qui dépend d’elle.

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