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Langue française · Grammaire et conjugaison

Les conjonctions de subordination

Une conjonction de subordination introduit une proposition subordonnée qui dépend d’une principale : que, quand, comme, si, lorsque, puisque, quoique, ainsi que des locutions comme parce que, pour que ou bien que.

Mis à jour le 3 min de lecture

Dans Je reste parce qu'il pleut, la locution parce que rattache la proposition il pleut à la principale je reste : la seconde devient subordonnée, elle ne peut plus fonctionner seule. Contrairement à la coordination, la subordination crée une dépendance.

Les conjonctions simples

ConjonctionSensExemple
queintroduit une complétive (ou reprend une autre conjonction)Je crois qu'il viendra.
quand, lorsquetempsQuand il arrivera, nous dînerons.
commecause (en tête), temps, comparaisonComme il pleuvait, je suis resté.
sicondition, hypothèseSi tu veux, je viens.
puisquecause connue de tousPuisque tu insistes, j’accepte.
quoiqueconcessionQuoiqu'il soit tard, je reste.

Les locutions conjonctives

Elles sont presque toutes formées avec que :

RelationLocutionsMode
causeparce que, étant donné que, vu que, du moment queindicatif
conséquencesi bien que, de sorte que, au point que, si… que, tellement… queindicatif
butpour que, afin que, de peur que, de crainte quesubjonctif
tempsavant que, après que, pendant que, dès que, depuis que, jusqu’à ce que, tandis queindicatif ; subjonctif après avant que, jusqu’à ce que, en attendant que
concessionbien que, quoique, même si, encore quesubjonctif (indicatif après même si)
oppositionalors que, tandis queindicatif
conditionà condition que, pourvu que, au cas où, à moins quesubjonctif (conditionnel après au cas où)
comparaisonainsi que, de même que, comme siindicatif

Chaque relation a sa fiche : cause, conséquence, but, temps, opposition et concession, hypothèse et condition.

Le mode après la conjonction

Le choix entre indicatif et subjonctif dépend de la conjonction :

  • les faits réels ou constatés (cause, conséquence, temps simultané ou postérieur) → indicatif ;
  • les faits envisagés, voulus ou contestés (but, concession, antériorité avec avant que) → subjonctif.

Conjonction « que » ou pronom relatif « que » ?

Conjonction quePronom relatif que
antécédentaucunun nom ou pronom avant
fonction dans la subordonnéeaucuneCOD, attribut…
subordonnée introduitecomplétiverelative
exempleJe sais que tu mens.Le film que je regarde.

Test : si l’on peut remplacer que par lequel ou laquelle (le film lequel je regarde, maladroit mais compréhensible), c’est un pronom relatif. Voir pronoms relatifs et proposition complétive.

La reprise par « que »

Quand deux subordonnées sont coordonnées, la seconde conjonction est souvent remplacée par que : Quand il fait beau et qu'il n’y a pas de vent, nous sortons. Après si, le que de reprise entraîne le subjonctif : S’il fait beau et qu’il fasse chaud… (usage soutenu).

Conjonction ou préposition ?

Souvent, une conjonction et une préposition de même sens coexistent ; la préposition s’emploie quand le sujet est le même :

Conjonction + verbe conjuguéPréposition + infinitif
Je travaille pour que tu réussisses.Je travaille pour réussir.
Il part avant que je revienne.Il part avant de revenir.
Il reste sans que je le sache.Il reste sans le savoir.

Mini exercice corrigé

Relevez la conjonction et indiquez la relation :

  1. Il s’est couché tôt parce qu’il était fatigué. → parce que, cause.
  2. Parle plus fort pour que tout le monde entende. → pour que, but.
  3. Bien qu’il soit malade, il travaille. → bien que, concession.
  4. Je pense que tu as raison. → que, introduit une complétive COD.
  5. Il a tant couru qu’il est essoufflé. → tant… que, conséquence.

Questions fréquentes

Combien y a-t-il de conjonctions de subordination ?

Les conjonctions simples sont peu nombreuses (que, quand, comme, si, lorsque, puisque, quoique), mais les locutions conjonctives sont des dizaines. Il n’existe donc pas de liste fermée comme pour la coordination.

« Comme » est-il toujours une conjonction de subordination ?

Il l’est quand il introduit une proposition (Comme il pleut…). Il est adverbe exclamatif dans Comme c’est beau !

Pourquoi écrit-on « lorsqu’il » mais « lorsque Anne » ?

Lorsque, puisque, quoique s’élident devant il, elle, on, en, un, une. Devant un autre mot commençant par une voyelle, l’élision est facultative selon l’usage : lorsque Anne ou lorsqu’Anne.

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