Méthodes et examens · Études supérieures et orientation
L’université en France
L’université française est ouverte à tous les bacheliers, dans la limite des places. Elle propose licences, masters et doctorats, avec des frais d’inscription modérés et une grande part de travail autonome.
Mis à jour le 3 min de lecture
L'université est le principal lieu de l’enseignement supérieur en France : elle accueille la majorité des étudiants. C’est un établissement public qui associe formation et recherche : les enseignants-chercheurs y donnent des cours et mènent des travaux dans des laboratoires. On y prépare les diplômes du schéma licence-master-doctorat, ainsi que les études de santé, les BUT (dans les IUT, composantes des universités) et de nombreux diplômes d’université.
Accéder à l’université
- En première année : par Parcoursup. La licence n’est pas sélective : elle répond « oui » ou « oui-si » (avec accompagnement) ; elle peut placer en attente si les places manquent.
- En master : sur dossier, par la plateforme Mon Master.
- En reprise d’études : par validation des acquis (VAE, VAPP) ou formation continue.
Les droits d’inscription annuels en licence et en master sont fixés par l’État pour les étudiants français et européens ; ils sont modérés (quelques centaines d’euros) et les boursiers en sont exonérés. Il faut aussi acquitter la contribution de vie étudiante et de campus (CVEC), dont sont également exonérés les boursiers. Les montants sont revus chaque année sur les sites officiels.
Comment se déroulent les études
Les types de cours
| Type | Format | Ce qu’on y fait |
|---|---|---|
| CM (cours magistral) | Amphithéâtre, parfois plusieurs centaines d’étudiants | L’enseignant expose ; on prend des notes |
| TD (travaux dirigés) | Groupes de 25 à 40 | Exercices, exposés, commentaires de documents |
| TP (travaux pratiques) | Petits groupes | Manipulations, laboratoire, informatique |
La présence en TD est souvent obligatoire et contrôlée ; en CM, elle ne l’est généralement pas, mais les absences se paient aux examens.
Semestres, UE et examens
L’année est divisée en deux semestres. Chaque semestre comporte des unités d’enseignement (UE) qui rapportent des crédits ECTS. L’évaluation combine contrôle continu (TD, partiels) et examens terminaux en fin de semestre. Une session de rattrapage est généralement organisée. Les UE se compensent souvent entre elles : une moyenne de 10 sur le semestre suffit à le valider, selon les règles de chaque formation.
Le vrai défi : l’autonomie
Le passage du lycée à l’université est un changement de méthode plus qu’un changement de niveau :
- environ 20 heures de cours par semaine en licence, contre plus de 30 au lycée : le reste est du travail personnel ;
- personne ne vérifie les devoirs ; les échéances sont parfois lointaines ;
- la prise de notes en amphithéâtre est indispensable. Voir la prise de notes.
Une bonne part des étudiants inscrits en première année de licence ne passent pas directement en deuxième année. Ceux qui réussissent le mieux travaillent chaque semaine sur leurs cours plutôt qu’à la veille des partiels. Les universités proposent du tutorat, des dispositifs de réussite et un accompagnement à la réorientation.
La vie étudiante
- Logement : résidences du CROUS (attribuées sur critères sociaux), colocation, logement privé ; aides au logement possibles.
- Restauration : restaurants universitaires du CROUS à tarif social.
- Santé : services de santé étudiante sur les campus.
- Bourses : sur critères sociaux, via le dossier social étudiant. Voir les bourses du CROUS.
- Mobilité : séjours d’études à l’étranger, notamment avec Erasmus+.
Université et grandes écoles
La France a la particularité d’un système dual : à côté des universités, les grandes écoles recrutent sur concours, souvent après une classe préparatoire. Les deux voies se rapprochent : de nombreuses universités proposent des cursus sélectifs, des doubles licences et des parcours d’excellence.
Questions fréquentes
L’université est-elle gratuite ?
Presque : les droits d’inscription sont faibles pour les étudiants français et européens, et nuls pour les boursiers. Les frais réels viennent surtout du logement et de la vie quotidienne.
Peut-on travailler en étant étudiant ?
Oui, et beaucoup le font. Au-delà d’une quinzaine d’heures par semaine, la réussite devient plus difficile. Certaines universités proposent un statut d’étudiant salarié avec aménagements.
Que faire si l’on n’aime pas sa licence ?
En parler tôt au service d’orientation de l’université : on peut se réorienter au second semestre dans certaines filières ou formuler de nouveaux vœux sur Parcoursup pour l’année suivante.