Méthodes et examens · Études supérieures et orientation
Les classes préparatoires aux grandes écoles
Les classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) sont des formations de deux ans, en lycée, qui préparent aux concours d’entrée des écoles d’ingénieurs, de commerce et des écoles normales supérieures.
Mis à jour le 3 min de lecture
Les classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE, ou « prépas ») sont une spécificité française. Installées dans des lycées, elles accueillent des bacheliers sélectionnés sur dossier et les préparent en deux ans aux concours des grandes écoles. Elles se caractérisent par un rythme de travail intense, un encadrement très serré et une formation généraliste exigeante. La plupart sont publiques et gratuites.
Les trois grandes familles
Les prépas scientifiques
| Filière (1re année) | Dominantes | Écoles visées |
|---|---|---|
| MPSI | Mathématiques, physique, sciences de l’ingénieur | Écoles d’ingénieurs, ENS |
| MP2I | Mathématiques, physique, informatique | Écoles d’ingénieurs (informatique), ENS |
| PCSI | Physique, chimie, mathématiques | Écoles d’ingénieurs, chimie |
| PTSI | Physique, technologie, sciences de l’ingénieur | Écoles d’ingénieurs à dominante technique |
| BCPST | Biologie, chimie, physique, sciences de la Terre | Écoles vétérinaires, d’agronomie, géologie, ENS |
| TSI, TB, TPC | Réservées aux bacheliers technologiques | Écoles d’ingénieurs |
En deuxième année, les filières se répartissent (MP, PC, PSI, PT, MPI, BCPST 2…).
Les prépas économiques et commerciales
- ECG (économique et commerciale, voie générale) : mathématiques (approfondies ou appliquées) et au choix économie-sociologie-histoire ou histoire-géographie-géopolitique ; langues ; culture générale.
- ECT : pour les bacheliers STMG.
Elles préparent aux concours des écoles de commerce et de management.
Les prépas littéraires
- A/L (« hypokhâgne » puis « khâgne ») : lettres, philosophie, histoire, langues ; concours des ENS, écoles de journalisme, de commerce, instituts d’études politiques.
- B/L : lettres et sciences sociales, avec mathématiques ; ENS, écoles de statistique, de commerce.
- Des prépas spécialisées existent aussi (Chartes, Saint-Cyr, arts).
Le rythme de travail
- 30 à 35 heures de cours par semaine, plus un travail personnel important le soir et le week-end.
- Des devoirs surveillés chaque semaine, souvent le samedi matin.
- Des khôlles (ou « colles ») : interrogations orales d’une heure, par groupe de trois élèves, plusieurs fois par semaine.
- Des notes souvent basses au début : la notation est calibrée sur le niveau des concours. Un 8/20 en prépa n’a pas le sens d’un 8 au lycée.
Qui peut y aller
L’admission se fait sur dossier via Parcoursup : bulletins de première et terminale, appréciations, spécialités. Pour les prépas scientifiques, la spécialité mathématiques en terminale est quasi indispensable, souvent avec l’option mathématiques expertes. Voir les spécialités du bac.
Il existe des prépas de tous niveaux : très sélectives dans quelques grands lycées, plus accessibles ailleurs, avec un encadrement souvent meilleur pour des élèves sérieux mais pas forcément en tête de classe.
Et après ?
En fin de deuxième année, l’élève passe les concours. Ceux qui n’obtiennent pas l’école souhaitée peuvent redoubler la deuxième année (« cuber » en prépa scientifique, « khûber » en khâgne), intégrer une école moins demandée ou rejoindre l’université grâce aux crédits obtenus.
Questions fréquentes
La prépa est-elle réservée aux meilleurs élèves ?
Les prépas les plus réputées recrutent des dossiers excellents, mais beaucoup de classes accueillent de bons élèves réguliers, motivés et capables de travailler beaucoup.
Peut-on faire une prépa après un bac technologique ?
Oui, dans des filières dédiées : TSI (STI2D, STL), TB (STL, STAV), ECT (STMG). Le taux de réussite aux concours y est bon.
Existe-t-il des prépas intégrées ?
Oui : de nombreuses écoles d’ingénieurs post-bac ont un cycle préparatoire de deux ans sans concours de passage. C’est une autre voie, souvent payante dans le privé.